Banque mondiale

a été créée, en même temps que le FMI, en 1944 à Bretton Woods (voir également ce terme).
Elle se compose de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, et de l’Association internationale de développement. La Banque mondiale compte 185 pays actionnaires. Détenant 16,45 pourcent des voix, les Etats-Unis – le plus grand actionnaire – sont les seuls à disposer d’une minorité de blocage. Le fonctionnement de la Banque mondiale n’est donc pas très démocratique.
Le FMI et la Banque mondiale forment en quelque sorte ensemble le ministère mondial des finances. Alors que le FMI se concentre sur la politique monétaire et budgétaire des pays, la Banque mondiale leur fournit des crédits pour financer leur développement. Au début, elle a accordé des prêts à l’Europe dévastée d’après-guerre, puis plus tard, aux pays en développement.
En pratique, la Banque mondiale forme un tout avec le FMI et utilise son pouvoir financier dans le cadre d’une politique conjointe d’ajustement structurel. Cette dénomination a beau être tombée en désuétude à la suite des critiques, l’objectif du FMI et de la Banque mondiale n’en reste pas moins d’ouvrir les économies, de les libéraliser et de les privatiser.
Les conséquences pour les sociétés concernées restent trop souvent asociales voire dramatiques. Mécontent de cette politique, le vice-président de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz, a démissionné en 2001. Il a formulé ses critiques dans un livre intitulé ‘Globalization and Its Discontents’  (voir aussi programme d'ajustement structurel).


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